Paranoïa ordinaire
"Merci de m'avoir répondu, mais je doute fort que tu sois réellement M*. Tu n'as utilisé aucun de tes anciens codes, tu n'as pas glissé un seul mot en italien dans ces quelques phrases que tu m'envoies, tu n'as employé aucune de ces interjections absurdement drôles dont tu parsemais jadis ta correspondance. Tu ne m'as pas engueulé comme tu le faisais si gentiment dès que je t'en donnais l'occasion. Tu n'aurais jamais terminé une missive par ce fadissime et hypocrite "à bientôt j'espère", si indigne de ta plume. Et surtout, tu n'aurais jamais créé ce compte facebook par le truchement duquel je tente de renouer les liens.
Si c'est bien toi, si tu es M* et non quelque homonyme à la recherche de ce curieux et triste divertissement qui consiste à se faire passer pour autrui, pourquoi n'évoques-tu pas, dans ta réponse, une de ces anecdotes que nous sommes les seuls à connaître, comme je l'ai fait en m'adressant à toi ? Pourquoi me poser, pour relancer la balle, une question "personnelle" qu'un simple google a pu te suggérer ? Pourquoi rester aussi vague ? Si tu n'as pas réellement envie de me parler, pourquoi ne pas ignorer tout simplement le message que je t'ai envoyé ?
Si tu es bien M*, je pense que tu pardonneras aisément cet accès de dinguerie qui ne te paraîtra pas inhabituel de ma part, mais je te prie tout de même de bien vouloir m'en excuser. Tu vois que je n'ai pas changé. Je t'embrasse et j'attends de tes nouvelles."
03/02/10 - 22:04
C'est ça, plaignez-vous ! Et si vous songiez plutôt à tous ces infortunés qui n'ont pour tout potage, au courrier, qu'une carte postale de Prosper Dugommier ?
Prosper Dugommier (visiteur)